Enfant prodige echec scolaire
Apprends, c’est pour ton bien !

Au 20h de TF1, au boulot, au café du commerce, dans les repas de famille… on vous le répète tous les jours : « pas de diplôme => pas de boulot => exclusion => pauvreté ».

Et au cas où vous auriez vécu dans la lune ces dernières années, depuis que votre enfant va à l’école, on se charge de vous en rajouter une louche, pas vrai ?

C’est un fait bien établi aujourd’hui : la génération de nos enfants vit une pression à la réussite scolaire qui ne cesse de s’accroître.

Avec une idée largement diffusée : statistiquement, ceux qui auront fait des études supérieures trouveront plus facilement du travail.

D’où un raisonnement qui paraît couler de source : la plus sûre garantie de décrocher un diplôme « Bac + plein de chiffres », c’est de réussir un brillant parcours scolaire au lycée et avant cela au collège. Et pour ça, y’a pas 36 solutions : il faut bien démarrer au primaire.

Et d’ailleurs pourquoi pas dès la maternelle ? Si votre enfant sait lire, écrire et compter à 5 ans, il a toutes les chances de son côté pour réussir brillamment, non ?

Absurde ? Pas vraiment ! C’est ainsi que Madame Figaro titrait récemment « Réussite, et si tout se jouait à l’école maternelle ? »

Après tout, si Mozart nous a laissé plus de 600 symphonies, opéras et autres requiem de génie avant d’avoir atteint 36 ans, c’est bien parce qu’il a commencé le violon au berceau, non ?

 

Points clés développés dans cet article
Parmi les 6 attitudes de la réussite
Autres attitudes pour s’épanouir et réussir
Difficultés du quotidien

 

Préparer des champions dès la maternelle ? Les Etats-Unis l’ont déjà fait !

Ce raisonnement, pour simple et séduisant qu’il soit, mène pourtant nos enfants dans l’impasse.

Et cela d’autant plus sûrement que nous disposons d’un gigantesque champ d’expérimentation pour le prouver : les Etats-Unis des années 2000. Nous pouvons les remercier d’avoir fait l’erreur avant nous et d’avoir déjà mandaté des bataillons de chercheurs pour en tirer les leçons.

A la fin des années 90, les Etats-Unis font le constat que leur système scolaire va mal : résultats médiocres, taux de décrochage scolaire affolants. Les enquêtes PISA à partir de 2000 qui classent les Etats-Unis à peine au niveau de la moyenne de l’OCDE – et même derrière la France ! – ne seront qu’une confirmation. Pour la 1ère puissance mondiale, ça fait désordre !

Alors les US mettent les moyens : programmes détaillés avec liste des compétences à acquérir année après année, contrôle standardisé et systématique des résultats des élèves, évaluation – et s’il le faut sanction ! – des enseignants sur la base de ces résultats… Et ce, dès la maternelle, pour que les élèves en difficulté soient repérés et accompagnés le plus tôt possible.

Conclusion de l’expérience américaine : les petits génies de maternelle décevront en grandissant

Ce programme, parti d’une bonne intention, va se révéler un immense échec en pratique.

Que s’est-il passé ?

Voici un résumé des dizaines d’articles que j’ai lus sur le sujet :

1. La fin des legos et des récrés
Nul en maths peur des maths
Des maths à la place des legos

Les tests standardisés sont volontairement exigeants, dans le but de tirer les élèves vers le haut.

Pour atteindre de bons scores, l’enseignement s’est fait de plus en plus académique.

Dès la maternelle, les enfants ont été priés de s’asseoir à table pour se mettre à des travaux d’écriture et de calcul.

Les coloriages de clowns, le bricolage, les legos, et même les récréations en extérieur ont été peu à peu supprimés pour faire plus de place aux matières « sérieuses ».

2. A-t-il compris ce qu’il a appris ? On s’en fout !

Les enseignants sont évalués sur la réussite de leurs élèves aux tests. Des mauvais scores répétés les exposent à un licenciement.

Combiné avec le point 1, cela a conduit les enseignants à se focaliser exclusivement sur l’atteinte des résultats aux tests.

Les enfants ont-ils compris ce qu’ils ont appris ? Sont-ils capables d’articuler un raisonnement autonome ? On s’en fiche pas mal, ce n’est pas ce qu’on leur demande !

3. Beaucoup d’efforts pour rien

C’est contre-intuitif, mais c’est scientifique : commencer plus tôt les matières académiques ne sert à rien… enfin si, ça sert à augmenter les taux d’échec !

Des dizaines d’études ont été conduites par des chercheurs pour comparer les résultats, du primaire au lycée, des enfants qui ont commencé les matières académiques dès la maternelle et des enfants qui ont eu une maternelle plus traditionnelle avec legos, clowns et récrés.

Les résultats sont sans appel ! Ceux qui ont commencé les matières académiques plus tôt :

– ont certes des résultats légèrement supérieurs en début de primaire. Mais, ça s’inverse à partir du CM1 : ceux qui ont passé leur maternelle à jouer comme des petits fous les rattrapent pour les dépasser définitivement.

– montrent des signes beaucoup plus élevés de stress, de peur de l’échec, manquent de confiance en eux. Et quand on a peur, on n’apprend rien !

– ont un QI moins élevé : 85 en moyenne à 5 ans contre 105 pour des enfants qui ont bénéficié d’une éducation à l’école et à la maison basée sur le jeu. Là, je sens que vous aurez du mal à me croire, donc voici les références de l’étude : The University of North Carolina, Abecedarian Early Child Intervention program.

4. Le pire est encore à venir !
Jeu libre enfant reussite scolaire
Je joue donc j’apprends !

Pendant qu’ils étaient vissés à une chaise, ces enfants n’ont pas développé des qualités essentielles à leur réussite à long terme.

Que leurs petits camarades ont allègrement développés en trempant les doigts dans les pots de peinture ou en se déguisant en pompiers 🙂

Petit florilège de ce que nos enfants apprennent quand ils ne font rien :

– avec des legos : développement des premiers raisonnements abstraits et complexes « Je pars d’une brique et je construis un zoo ». Important pour un futur architecte 😉

– avec les jeux d’imagination : les enfants aiguisent leur curiosité, interrogent et affinent leur interprétation du monde, ils apprennent à coopérer, à confronter leur imaginaire à celui des autres. C’est ainsi que naissent les vocations de scientifiques, de diplomates ou encore que se forgent les âmes de leaders 😉

– quelque soit le jeu choisi, les enfants y apprennent à prendre des risques, à tâtonner, à échouer. Et ça, c’est TRES IMPORTANT, car la vie n’est pas un problème de maths !

Les situations où il y a une solution vrai/faux sont rares. En entreprise, à la maison, dans une association, on ne note pas les solutions proposées par les uns et les autres sur une échelle objective de 0/20 à 20/20. Dans la vraie vie, avant de réussir, on tâtonne, on échoue, on confronte les points de vue, on recommence, on recule, jusqu’à ce qu’on commence à avancer. Quand les enfants jouent, ils sont dans un espace où ils se sentent en sécurité, où ils ne sont pas jugés, où une pluralité de solutions est possible.

Pourtant, Mozart a bien commencé la musique à 3 ans ?

Les conclusions avancées ici reposent sur des études scientifiques, donc sur des statistiques. Ce qui veut dire qu’il y a des contre-exemples.

Plus près de nous que Mozart, Yehudi Menuhin a lui aussi été un enfant prodige. Il donne à 11 ans son 1er concert au Carnegie Hall avec le New York Symphony Orchestra. Et il n’a fait que grandir à partir de cette 1ère étape pour devenir un des violonistes les plus marquants du siècle.

Mais attention, pour un Yehudi Menuhin au 20ème siècle, combien de dizaines de milliers de petits prodiges ont abandonné le violon sur la même période ?

En tant que parents, il me paraît hasardeux de pousser son enfant dans un chemin de réussite qui relève de l’exception. Les études le confirment clairement : les enfants prodiges ne deviennent que rarement à l’âge adulte des génies qui changent le monde.

5 règles essentielles pour que votre enfant réussisse durablement

Si vous avez un enfant particulièrement doué à la maison, ou si vous voulez tout simplement donner à votre enfant les meilleures chances de réussite, voici 5 règles essentielles à avoir en tête :

Reussite scolaire jeu talents
Encouragez-la à rêver !
1. Laissez-le jouer ! 

Pour que votre enfant aille loin dans ses études, pour qu’il réussisse et s’épanouisse dans la vie : Laissez-le jouer !

L’académique viendra en son temps, quand votre enfant en manifestera l’intérêt.

Pas quand vous ou l’enseignant ou le programme scolaire voudra le lui imposer.

2. Encouragez le à explorer ses goûts, ses passions, ses talents

Assurez-vous qu’il développe bien SES talents et passions, pas ceux qui lui rapportent le plus de félicitations des adultes.

3. Entraînez votre enfant à prendre des risques, à échouer et à échouer encore

Félicitez-le lorsqu’il rate quelque chose de difficile ou de nouveau : « bravo d’avoir essayé » « je suis fière que tu aies tenté de grimper en haut de cet arbre » « bel effort ! » « j’ai confiance en toi, tu n’as pas encore réussi. Continue, ça va venir ! »

4. Acceptez qu’il ne soit pas bon en tout

Votre enfant de 5 ans est déjà un architecte lego de haut vol, mais il a encore des accidents « pipi et caca » ? C’est comme ça et c’est normal ! Oubliez l’adage qui peut le plus peut le moins.

5. Laissez-le avancer à son rythme !

Il n’a pas envie de faire de puzzle aujourd’hui alors qu’il adore ça et qu’il y excelle ? Parfait, qu’il choisisse autre chose !

Résistez à la tentation de lui faire prendre continûment de l’avance par rapport à la norme. Les enfants ne progressent pas de façon linéaire, leurs centres d’intérêt ne sont pas figés. Acceptez que, très en avance en graphisme aujourd’hui, il ralentisse pendant quelques mois… pour mieux réaccélérer quand ou si il en a envie !

Comment ça se passe chez vous ?

Vous connaissez des parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants, que cet article pourrait rassurer ?

Alors likez et partagez-le avec vos amis sur Facebook, avec vos collègues sur LinkedIn, ou pourquoi pas sur Twitter !

Pour aller plus loin : Liste (non exhaustive) des sources sur lesquelles s’appuie cet article

 

Crédit photo : pavelkriuchkovBillionPhotos.comTomsickovaulkas

Recherches utilisées pour trouver cet article : mon fils de 5 ans fait des reussites

22 comments on “Pourquoi votre petit génie en maternelle ratera sa scolarité (et peut-être sa vie)”

  1. La vache, ils font (encore) peur les ricains sur ce coup-là 😮

    Pour ton 3e point je dois t’avouer qu’ici je trouve ça difficile à mettre en place. D’une par mes twins détestent échouer (les choses doivent être comme ils le veulent et quand ils le veulent ^^’), et en plus dû à la gémellité, ils sont en constante confrontation pour celui qui finira telle chose en premier, qui le fera le mieux, etc…
    J’essaye de leur faire comprendre que l’important n’est pas de réussir mais d’essayer en faisant de son mieux, mais c’est difficile…

    • Bonjour,

      Merci pour ton partage d’expérience !

      Je découvre ton blog avec grand intérêt… j’en parle tout de suite à mon mari, désormais papa de jumeaux de 3 mois 😉

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali.

  2. Bonjour Magali,

    C’est vrai que c’est fou parfois à quel point certains enfants sont « poussés »scolairement dès la petite section ! Il y a clairement un juste équilibre à trouver entre accompagner la soif précoce d’apprentissage de certains enfants (si le désir vient d’eux) et les laisser grandir et se construire sereinement (à travers notamment des activités récréatives, sportives ou artistiques réalisées à leur rythme).

    Nous avions été frappés par l’article suivant début Avril sur une des conséquences de cette pression nouvelle : le burn out des enfants. L’article pourra peut-être t’intéresser :
    http://madame.lefigaro.fr/enfants/burn-out-enfants-craquage-surmenage-ecole-040416-113692

    A bientôt !

    • Bonjour,

      Oui, c’est un article que j’avais repéré : il ne m’a pas surprise, car cela correspond à une situation que décrivent depuis déjà un moment les professionnels que j’ai pu rencontrer (psychologues notamment). Mais quelle tristesse ! Il est vital que nos enfants entendent qu’ils sont merveilleux tels qu’ils sont, que le monde de demain a besoin de leurs talents, qu’ils soient encouragés à explorer et cultiver leurs qualités… plutôt que de les renvoyer à leurs imperfections.

      A bientôt !
      Magali.

  3. Qui rêverait que son enfant soit Mozart ou Michael Jackson malheureux toute leur vie célèbres après leur mort…. Personnellement je passe mon temps à obliger ma CP très scolaire à jouer au lieu de lire…. Article très intéressant que je partage.

    • Bonjour,

      Merci pour votre message ! Il est vrai que la célébrité tend à occulter une question pourtant essentielle quand on est parent : mon enfant grandit-il heureux ?

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali.

  4. Super article, Magali. Merci. Bien sûr je partage cet avis du ludique aussi important que l’académique et au service de l’académique. Et de ce point de vue, l’école internationale (avec cursus anglais) où vont actuellement mes enfants a bien mieux intégré ça que l’école française. Et ce jusqu’à l’année de 4e !! Après ça devient bien plus sérieux avec un pré-bac à passer en équivalent 2nde pour nous mais en deux ans (incluant la 3e donc).
    Bref, dans cette école, les enfants n’apprennent pas sur une table la civilisation azteque ou les animaux en danger, ils le vivent ! Ils construisent des maquettes de l’habitat des animaux, écrivent et dessinent des livres sur les animaux étudiés, montent des pièces de théâtre sur la vie des civilisations étudiées, et fabriquent des ustensiles, des vêtements, des maquettes de maisons, vont faire un repas dans un restaurant de cuisine mexicaine (rapport aux Aztecs!)… Bref, un florilège de travaux manuels et de sorties au service de l’apprentissage en culture générale. (et en math pour comprendre les mesures, ils sortent de la classe et mesurent les dimensions des terrains de sports !!) On n’en revient pas. (sans parler de l’octroie de « diplômes » toutes les semaines en primaire dans chaque classe, pour une belle action, un beau travail, un beau progrès… en veillant à ce que ce ne soit pas toujours les mêmes qui soient récompensés).
    C’est aussi un système qui sollicite beaucoup les parents, pour aider à la maison mais aussi pour venir admirer le travail des enfants à l’école, le théâtre, les concerts, les expositions d’art et de posters sur un sujet donné, les challenges de sciences avec problèmes scientifiques à résoudre en montant ses propres expérimentations (recyclage à gogo!).
    Tout est bon pour encenser le travail de l’enfant, qui grandit en confiance en lui en même temps qu’en savoirs et savoir-faire.
    Bref, une école privée certes, mais basée sur la philosophie anglaise. Je ne sais pas comment ça se passe dans l’éducation nationale publique anglaise, mais par rapport à l’école publique française que nous connaissons (et où nos enfants étaient heureux tout de même !), cette école est bien au-dessus en matière d’apprentissages par l’expérience et le jeu.
    A bientôt.

    • Bonjour Sophie,

      Merci, merci pour ce commentaire, j’en suis tout émue !! Oui, cette éducation où les enfants s’épanouissent ET réussissent existe. Les écoles internationales font partie des pionnières de ce mouvement éducatif, et je rêve qu’elles entraînent derrière elles nos écoles publiques, car tous les enfants méritent d’en bénéficier 🙂

      Reparlons-en bientôt, présenter en détail la pédagogie de ces écoles internationales fait partie de mes projets pour Parents du 21ème siècle 😉

      A bientôt,
      Magali.

    • Bonjour,

      Yehudi Menuhin est bien le contre-exemple parfait : enfant prodige, artiste accompli, homme de paix… Et effectivement, l’école ne lui convenait pas trop 😉

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali.
      Magali.

  5. Merci pour votre article. Je suis moi même maman de 2 jeunes enfants de 3.5 et 5 ans et assistante maternelle. J’ai fait une formation sur l’éveil et les jeux des enfants et on insiste bien sur l’importance de laisser les enfants jouer librement. Ils apprennent bien plus avec les jeux libres qu’en faisant des activités dirigées.

    • Bonjour Christel,

      Merci pour votre partage d’expérience !

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali.

  6. Ce n’est pas toujours facile de faire confiance à l’enfant et à ses capacités d’apprendre (en tous genres, que ce soit dans les matières académiques ou en terme d’être). Le film « être et devenir » est un exemple d’enfants non scolarisés qui apprennent grâce à leur motivation et leurs centres d’intérêts. Il m’a beaucoup aidé dans la confiance à avoir envers mes enfants. J’ai aussi donné plusieurs exemples d’apprentissages autonomes de mes enfants sur mon blog.
    Merci Magali pour cet article

    • Bonjour Alexandra,

      Merci pour votre message !

      La bande-annonce du film « Etre et devenir » peut être visionnée ici. Intéressant pour se faire un avis sur cette question qui sort des sentiers battus !

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali.

  7. J’ai un diplôme de bac en arts visuels qui dort dans mon classeur depuis ma graduation..études que j’ai terminé de payer il y a deux ans à peine, j’ai 37 ans. J’ai rencontré mon chum qui parti sa propre petite compagnie de photographie scolaire au début des années 2000. Il m’a d’abord engagée comme photographe et aujourd’hui nous sommes associée à 50% pourcent chacun. Tout va comme sur des roulettes et nous pouvons facilement concilier notre horaire avec celui de notre petite famille, deux enfants. Mon copain a seulement un secondaire 5, il a beaucoup travailler dans plusieurs domaines mais il a tout de même réussit à se réaliser….ses parents n’étaiement pas les plus encourageant….Mon Fils de 5 ans bientôt 6 ans en août à éprouvé des difficultés à son entrée à la maternelle (étant le plus jeune de la classe etc) Nous sommes impliqué auprès de lui pour qu’il comprenne pourquoi il devait apprendre à compter, lire et écrire (chose qu’il ignorait ) en lui parlant des choses qui l’intéressait au départ, par exemple: Tu aimes les voitures, aimerais lire les noms seul et comprendre comment il s’écrivent etc. Est-ce que je vais exiger de mes enfants (deux garçons) qu’ils se rendent jusqu`au études universitaire? non, pas du tout, on verra bien lorsqu’il auront des choix à faire;)

    • Bonjour Anie,

      Merci pour votre témoignage ! Votre vie fait certainement rêver beaucoup de parents pour leurs enfants, en tout cas c’est tout le bien que je souhaite aux miens quand ils auront grandi : être satisfaits de leur vie, exercer un métier qui leur plaît, avoir une vie de famille et pouvoir y consacrer le temps qu’ils y souhaitent. Et effectivement, les études universitaires sont un chemin, mais pas le seul pour y parvenir 😉

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali.

  8. Bonjour Magali, je nous reconnais tout à fait dans cet article. J’ai fais l’école à mes enfants pendant 2 ans et ça s’est très bien passé? Ils avaient des cours par correspondance mais cette année avec notre nouvelle vie et le déménagement on a laissé petit à petit les cours et ils n’avaient plus envie de travailler. Pendant presque 5 mois, on a bidouillé. Les plus petits ont beaucoup joué. Deux de nos enfants ont souhaité retourner à l’école ( leur comportement n’est pas le même, plus difficiles) et mon 8 ans y retourne à la rentrée de La Toussaint car je reprend un travail à domicile et il n’est plus motivé et veut retrouvé ses copains de sports qui y sont. Le dernier de 5 ans et demi joue la plupart de la journée et commence à vouloir lire ( je lui apprend déjà gentiment avec Montessori et Alphas) sur des contenants ( bouteille par ex). En lisant votre article je me réconforte dans le fait que ne pas pousser ses enfants s’ils ne veulent pas ( au niveau scolaire) c’est pas grave. Ils savent l’essentiel et le reste viendra quand le besoin s’en fera sentir. Même si à l’école les enseignants ne sont pas satisfaits, je suis là pour épauler mes enfants en soutien scolaire mais je ne veux « plus » les étouffer dans les apprentissages académiques. Même si , nous parents, ça nous démange qu’ils soient les « meilleurs ». Quand je vois les choses que mon dernier ( ou son grand frère) est capable de réaliser avec des légos, je me dit qu’il finira Architecte!!! Nous nous étonnons chaque jour des « spécialités » de chacuns de nos enfants. Merci pour ce site que je ne vais plus quitter des yeux à chaque nouvel article. Caroline. Maman de 5 enfants ( avec mon mari!)

    • Bonjour Caroline,

      Merci pour votre partage d’expérience !

      C’est un équilibre vraiment délicat à trouver : beaucoup d’entre nous craignent que leurs enfants n’apprennent pas les connaissances de base – c’est pour cela que nous sommes aussi sensibles aux remarques négatives des enseignants ou de notre entourage – et en même temps nous voulons – et nous devons ! – avoir confiance dans leur capacité à grandir, à développer leurs talents.

      A bientôt,
      Magali.

  9. et bien ici en grande section c’est deja le CP, visses a leurs chaises ils passent leur temps a faire des exercices sur feuille. Mon grand qui est plutot du genre a bouger et a du mal a se concentrer angoisse pour la lecture et l ecriture (il est gaucher), du coup il a developpe des tics nerveux…
    Vive la vraie ecole maternelle ou les arts plastiques et la manipulation devraient etre au centre de la pedagogie…

    • Argh, ce n’est vraiment pas une chouette expérience de l’école 🙁 Malheureusement pour nos enfants, la rupture est encore beaucoup trop marquée entre la maternelle – qui autorise encore une certaine liberté de mouvement et de manipulation – et le CP.

      Avez-vous pu échanger avec l’enseignant(e) de votre fils ? De plus en plus d’enseignants s’ouvrent à des pédagogies plus flexibles, qui autorisent par exemple les élèves à bouger librement dans la classe quand ils ont fini leur exercice.

      Voici quelques idées adaptées au CP que vous pouvez lui soumettre :
      https://parents-du-21-eme-siecle.fr/enfin-une-ecole-ou-mes-2-enfants-intellectuellement-precoces-sepanouissent/

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali.

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