Ateliers parents ludiques
Faire le plein de solutions en ateliers de parents

Il y a quelques semaines, Sophie Grassi et Rabia-Sarah Moutawakil nous présentaient les 3 inquiétudes des parents qui viennent les consulter pour leurs enfants.

A côté du travail individuel réalisé en consultation, elles viennent de créer des ateliers de parents sur-mesure.

Un lieu pour échanger, pour apprendre et pour se sentir « un bon parent ».

Comment se déroulent des ateliers de parents ? Dans quelle ambiance ? Quels bénéfices en attendre pour vous-même et dans la relation à votre enfant ?

Vous trouverez les réponses à ces questions dans l’interview !

Magali : Quel est l’objectif des ateliers de parents que vous proposez pour la 1ère fois en 2016 ?

Sophie Grassi : Je trouve que les parents sont vraiment malmenés dans leur rôle, dans leur mission de parents. En consultation, j’entends souvent « La maîtresse a dit ça et ça, débrouillez-vous » ou « c’est de votre faute » « vous n’avez pas assez fait ». Et les parents ne savent pas comment faire.

L’objectif des ateliers que nous proposons : que les parents repartent en confiance, revalorisés, avec plein d’outils pour eux, pour leurs enfants ! J’ai vraiment à cœur de revaloriser, nourrir ce qui va bien chez les parents et dans leur famille. Et de leur donner des pistes, des trajectoires dans lesquelles ils puissent avancer de façon constructive.

Rabia-Sarah Moutawakil : Oui, aujourd’hui on culpabilise beaucoup les parents, en particulier les mères. Ce que je veux absolument c’est que les parents, dans l’atelier, reprennent confiance, se sentent bons parents.

Magali : Une inquiétude qui peut freiner une partie des parents à s’inscrire à un atelier, c’est « Si je vais à un atelier, ça veut dire que j’ai un problème, on va encore me juger, me dire que je ne m’en sors pas ». Que leur répondez-vous ?

Sophie Grassi : Mais ça serait du masochisme ! Dans les ateliers de parents, on n’est plus à l’école : Nous sommes ensemble, nous progressons ensemble. Rabia-Sarah et moi sommes maman toutes les deux, donc nous aussi nous avons connu – et nous connaissons encore ! – des difficultés avec nos enfants.

Les ateliers seront ludiques, joyeux. Il ne faut pas qu’on s’y embête ! Je proposerai des exercices d’énergie positive pour ressortir plus en forme que quand on est arrivé. L’idée c’est que ça bouge, que ce soit dynamique. Ce n’est pas du tout d’être assis sur une chaise toute la journée.

Rabia-Sarah Moutawakil : L’intention avec laquelle nous allons accueillir les participants, c’est qu’ils sont de bons parents. Rien que le fait qu’ils soient présents, c’est qu’ils se remettent en question, qu’ils cherchent des apports extérieurs.

Sophie Grassi : En tant que maman, j’ai suivi des ateliers Faber & Mazlish, ce qui à l’époque, m’a beaucoup soutenue : j’y ai trouvé un cadre qui m’a permis de recréer du lien avec mes enfants dans la créativité. Et c’est ça que je veux transmettre aux parents, parce que ça m’a beaucoup apporté quand j’en avais besoin.

Magali : Et comment se passent les ateliers ? Les parents peuvent venir avec leurs problèmes concrets ? Y a-t-il une progression d’une séance à l’autre ?

Sophie Grassi : Oui, j’observe que dans les ateliers Faber & Mazlish que j’ai animés, c’est ce qui plaît le plus : ce que les parents rapportent de leur situation personnelle, réelle. C’est là où ils avancent vraiment.

A chaque début de séance, il y aura une consolidation, un partage d’expérience. On va avancer au rythme du groupe. C’est pour cela que nous avons choisi de ne pas avoir un agenda journée par journée : pour se laisser de la souplesse dans l’accueil du groupe. Lors de la 1ère journée on va définir les objectifs personnels.

Rabia-Sarah Moutawakil : Exactement, c’est vraiment de la haute couture ! On va voir ce que les parents apportent : leurs difficultés, leur mise en pratique, la célébration de leurs réussites.

Je suis pour qu’on célèbre, par exemple, les parents qui tout à coup voient que si ils s’adressent de telle et telle manière à leur enfant ils y arrivent. Que s’ils pratiquent un des outils de Sophie, ils voient l’effet positif. C’est très important, et c’est un moteur pour tout le groupe.

Ce qui est essentiel aussi pour moi, c’est que à la fin de chaque journée, les parents repartent avec des réponses à leurs questions et des exercices de mise en pratique à faire à la maison.

Magali : Quelles approches, quels outils allez-vous transmettre aux parents ?

Sophie Grassi
Sophie Grassi, orthophoniste, kinésiologue, intervenante à la Fabrique à bonheurs

Sophie Grassi : Avec Rabia-Sarah, nous avons décidé de faire un cursus vraiment complet, ludique, accueillant.

Et avec plein d’outils : Rabia-Sarah va utiliser les siens, moi je vais y apporter les miens.

Nous avons une trame solide par rapport à ce que nous voulons transmettre aux parents.

Pour la relation parents-enfants, l’inspiration de base ce seront les outils d’accueil et d’écoute : ceux de la communication non violente, de Faber et Mazlish.

Et nous avons voulu aller au-delà en proposant une approche très globale qui répondra à toutes les questions que se posent les parents.

Par exemple, autour de la maturation du cerveau « qu’est-ce que c’est que la maturation du cerveau d’un enfant ? Qu’est-ce qu’on peut en attendre à certains âges, à certains moments et pas à d’autres ? »

Un autre exemple : au niveau de l’alimentation, qu’est-ce qu’on peut changer pour améliorer et quelles conséquences si on mange trop de sucre chimique et des produits raffinés ? Je vois beaucoup d’enfants au cabinet qui sont hyperactifs, qui ont mal au ventre, qui sont en surpoids.

Quand je pose la question, j’apprends qu’ils boivent du soda toute la journée. Donc c’est vraiment important d’expliquer ce qui se passe neurologiquement, dans le cerveau, et physiologiquement dans tout le corps face à cet afflux de sucre. Et donner des pistes pour changer, expliquer les bases, comme juste de boire de l’eau.

Il y aura donc de la théorie, mais surtout beaucoup d’exercices, de mises en situation, de jeux de rôle. Et il y aura aussi des supports de matériel pour que les parents puissent reprendre ensuite avec leurs enfants à la maison.

Magali : En lisant la présentation de vos ateliers, j’ai été frappée par leur titre « Aider les parents à grandir ». C’est paradoxal, non ? Ce ne sont pas nos enfants qui grandissent ?

Rabia-Sarah Moutawakil : J’assume cette maternité (rire). Nos enfants nous aident à grandir, ils sont un de nos principaux facteurs d’évolution en tant qu’adultes.

Notre envie d’être un parent responsable, de « bien faire », fait qu’on se remet énormément en question. Devenir parents est une expérience unique, une étape de vie. Je trouve vraiment que nos enfants nous aident beaucoup à grandir !

Magali : En conclusion, quel message avez-vous envie de passer aux parents sur leurs enfants ?

Rabia Sarah Moutawakil
Rabia-Sarah Moutawakil, psy-formatrice

Rabia-Sarah Moutawakil : Vos enfants ont plein de ressources ! Et vous aussi !

Vos enfants vous font grandir. Vous faites grandir vos enfants.

Ils sont l’avenir de l’humanité, les prochains éco-citoyens du monde complexe de demain.

Sophie Grassi : Se reconnecter à soi, à son cœur. Là où on en est avec ses qualités, ses défauts, ses manques et juste se montrer comme ça avec votre enfant.

Le partager et accepter aussi l’état de construction de son enfant, ses difficultés.

A l’école, l’enfant ne sait pas lire ou il perturbe la classe parce qu’il parle tout le temps : c’est bien une difficulté, mais c’est l’aimer comme il est et pouvoir recréer un lien de cœur avec lui et un dialogue avec soi et avec l’enfant. On est parfait tel que l’on est, avec ses qualités et ses défauts.

C’est se dire « Pour le moment, je perturbe toute la classe en parlant et je ne peux pas faire autrement. Pour le moment ». Juste de poser ça, ça détend énormément le parent et l’enfant. Je vois tellement d’enfants arriver dans des états de peur, de stress, de nervosité.

Généralement, le fait d’accepter le problème et de le voir… et le problème disparaît. Souvent, on est en évitement, en retrait « Non, non, non, je ne veux pas d’un enfant qui se tienne mal en classe » et ça nourrit le problème. Alors que se dire « Ah oui, tu ne te tiens pas bien, on peut en parler ? » ça change tout !

Comment ça se passe chez vous ?

Tentés par les ateliers proposés par Sophie Grassi et Rabia-Sarah Moutawakil ? Vous trouverez toutes les informations pratiques par ici.

Avez-vous déjà participé à des ateliers de parents ? Si oui, quels bénéfices est-ce que cela vous a apporté ?

Vous hésitez à vous lancer ? Qu’est-ce qui pourrait vous freiner ou au contraire vous donner envie de participer à ce type d’ateliers ?

Partagez votre expérience dans les commentaires !

 

Crédit photo : Trueffelpix

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