Des questions sur la scolarité et l’orientation de votre enfant ?

 

Tout récemment, j’ai eu le plaisir de rencontrer Gisèle Michaux, coach scolaire et coach en orientation, vice-présidente de l’association Génération 15-25. J’avoue que c’est un métier que je ne connais pas bien.

A mon époque, si ça allait bof-bof à l’école, on choisissait un CAP au pifomètre. Et si on avait des bonnes notes, on hésitait entre une prépa ou école à prépa intégrée. Le monde de l’orientation ressemblait à une gigantesque loterie, dont tout le monde semblait se contenter. On faisait avec ce qu’on avait : un conseil d’un prof que l’on espérait éclairé, une visite au CIO qui hélas éclairait rarement. On avançait dans le brouillard, en croisant les doigts pour y voir plus clair… un jour.

Aujourd’hui, il semblerait que la boîte à outils des élèves – et des parents ! – se soit étoffée avec le succès fulgurant des coachs scolaires et des coachs en orientation. Un indice : en tapant “coach orientation”, Google vous donne instantanément 47 millions de résultats ! Ce qui pose un autre problème : qu’est-ce qu’un coach scolaire ? en quoi peut-il aider mon enfant ? tous les coachs se valent-ils ? comment choisir un bon coach ? combien ça coûte ?

En pleine angoisse des élèves de terminale et de leurs parents suspendus au verdict de Parcoursup, ma rencontre avec Gisèle tombait à pic : c’était le moment de lui poser toutes ces questions. Je lui laisse la parole pour des réponses claires, complètes et qui je l’espère vous seront utiles.

On se retrouve en bas dans les commentaires pour en parler 😉 

 

Dans le système éducatif qui est le nôtre, bien des élèves sont stressés et démotivés. Les mêmes s’ennuient au collège comme au lycée, et faute d’être entendus abandonnent leurs études, découragés, parfois meurtris et toujours en colère contre une école qui ne les conduit pas vers leur réussite.

Comment dans ce contexte améliorer leur rapport aux études, comment leur redonner le plaisir du scolaire et apaiser, quand c’est le cas, les tensions familiales ? Le coaching en travaillant sur la personnalité de l’élève et sur son environnement peut contribuer à améliorer le regard que celui-ci porte sur ses études, l’aider à prendre confiance en lui, à s’approprier sa scolarité et surtout à renouer avec ses rêves et sa créativité. Il peut aussi lui apporter des méthodes d’organisation, réveiller ses motivations, redonner le plaisir d’apprendre et de ce fait améliorer ses résultats comme son estime de soi.

 

Le coaching un très vieux métier !

Je tourne en rond, là ?

L’étymologie de coach renvoie à « coche » la voiture tirée par des chevaux pour le transport des voyageurs. Le cocher (coach) peut alors correspondre à un passeur, un guide qui, accompagne en toute sécurité, d’un point A à un point B. Coach désigne tour à tour l’entraîneur, le formateur et, celui qui, dans le coaching des jeunes, emmène l’élève vers la réussite.

Coacher est un des plus vieux métiers du monde. Socrate fut maître dans l’art d’accoucher la pensée de ses disciples par la force et la pertinence de son questionnement, les incitant à utiliser leurs facultés logiques pour une remise en cause du dogme et l’émergence de nouvelles formes de pensée.

Comme Socrate, le coach est un « empêcheur de penser en rond ». Par ses questions il permet de déconstruire des schémas de pensée limitants (« je n’y arriverai jamais, on ne peut pas tout avoir, je suis nul, la vie est dure… »), de retrouver plus de liberté, de créativité, d’inventivité, de souplesse et d’agilité…

Coacher un jeune, c’est être là pour lui et le suivre sur le chemin qu’il emprunte. C’est lui donner un espace protégé de liberté d’expression et la disponibilité d’une écoute bienveillante, sans jugement. C’est l’extraire de toute influence, de toute pression. C’est aussi une relation interpersonnelle responsabilisante pour le coaché, qui devient acteur de son propre cheminement : « il ne tient qu’à toi d’essayer et de faire ! »

Le coach épaule le jeune, le soutient en le prenant en compte dans sa globalité : vie familiale, projets, vie scolaire et extra-scolaire. Il peut être aussi le médiateur entre le jeune, son école et ses parents.

Question n°1 : Attention ! Ne pas confondre un coach de jeunes avec

  • Un psychothérapeute, même si les 2 métiers présentent des similitudes. Par exemple, ils visent tous deux à comprendre les causes, les manifestations et les conséquences des problèmes du jeune et promettent un résultat. Ces deux métiers sont toutefois bien distincts. Nous pensons que coacher un jeune c’est organiser son bonheur, combler ses failles et conforter ses forces. Quand la psychothérapie a elle pour objectif avant tout de comprendre la souffrance et de calmer les blessures. Pour faire bref, le coach est davantage dans l’action, tandis que le psychologue est plutôt dans l’introspection.
  • Du soutien scolaire : le coach n’est pas un professeur particulier, il n’intervient pas en tant qu’expert d’une discipline (maths, français, anglais…)

Question n°2 : A chaque élève son coach !

Les raisons qui incitent les parents et les jeunes adultes, lycéens et étudiants, à recourir au coaching sont nombreuses et variées. Avant tout, le coaching permet de zoomer sur la difficulté et de changer l’angle de vue sur le problème rencontré.

Lorsque le jeune peine à s’organiser, à se concentrer pour apprendre ses leçons et faire ses devoirs, le coach peut lui faire découvrir les bonnes méthodes de travail. Celles qui lui conviennent et lui sont adaptées pour travailler efficacement et avec sérénité !

C’est du sur- mesure ! Le coaching scolaire, comme la pédagogie différenciée, peut permettre à l’élève – dont le type d’intelligence n’est pas pris en compte par l’école – d’apprendre, d’améliorer ses résultats et de reprendre confiance dans ses compétences scolaires.

Si la démotivation de votre adolescent est persistante, son absentéisme récurrent et que ses résultats sont en baisse chronique, s’il est angoissé avant les contrôles et les examens, le coach pourra l’accompagner dans la gestion de son stress et dans le retour de la confiance en lui et en ses capacités.

Face aux choix d’orientation, un changement d’établissement ou de filière, le coach apporte une aide précieuse pour fixer un cap qui prend en compte désir personnel, capacités intellectuelles et opportunités familiales : « choisis d’abord ce que tu aimes dans la vie et trouve les études qui te permettront d’atteindre cela ! »

Dans la préparation des concours et examens, le coach aide à mobiliser les ressources mentales, cognitives, physiques pour atteindre l’objectif fixé, pour définir le projet professionnel en cohérence avec la filière ou l’École souhaitée, pour satisfaire aux épreuves orales les plus sélectives…

Enfin, un coach spécialisé dans l’accompagnement des jeunes peut apporter toute son expertise en réponse à une fragilité scolaire et pour le dépassement de difficultés telles que : l’expatriation, le retour en France après une longue absence, voire un décrochage ou une sortie du système scolaire traditionnel…

Question n°3 : Quelle boite à outils pour le coach de jeunes ?

Les principaux outils du coach sont l’écoute active, le questionnement et la reformulation. Ce sont des outils puissants qui, combinés à sa personnalité, à son expérience et à d’autres techniques de développement personnel adaptées au jeune public permettent au coaché de se mettre en marche pour atteindre un objectif clair, concret et opérationnel.

 

Quels coachs pour vos enfants ?

Pour moi : un coach certifié, supervisé et en qui j’ai confiance !

En France le coaching n’est pas réglementé. Ce métier émergent suscite encore des interrogations, surtout en ce qui concerne le coaching de jeunes. C’est pourquoi il est important de bien choisir son coach.

Question n°4 : Choisir un coach certifié, c’est l’assurance qu’il a suivi une formation dans une École de Coaching. Ce qui est indispensable, car derrière le processus de coaching il y a une solide méthodologie qui ne s’improvise pas.

Question n°5 : Vérifier aussi que le coach est supervisé par des pairs plus expérimentés. En effet le coach est aussi un être humain avec ses forces, ses faiblesses et ses questionnements. Prendre du recul, réfléchir à sa pratique est une dimension essentielle du métier de coach.

Question n°6 : Des associations de professionnels comme Génération 15-25 (http://www.generation1525.fr) donnent une visibilité à des coachs qui répondent à ces critères et qui sont sélectionnés sur une expérience réelle de coaching de jeunes. On peut passer par une telle association ou par les grandes fédérations professionnelles dont les sites internet sont bien faits, comme par exemple la Société Française de Coaching ou I’ICF (International Coach Federation). Cependant toutes ne proposent pas une spécialisation en coaching scolaire et d’orientation.

Question n°7 : Analysez avec précaution les offres sur Internet… rencontrez… Un bon coach doit être exigeant, rigoureux dans sa relation avec son « client ». Demandez un contrat qui précise les règles de déontologie du coach et les modalités du coaching. Le coach doit être déterminé pour tenir ses objectifs et mener à bien sa stratégie de coaching, pragmatique et ancré dans la réalité de l’univers éducatif.

Question n°8 : Ses honoraires doivent être raisonnables : la fourchette pour les coachs Génération 15-25 est de 80 € à 150 € à Paris la séance d’une heure à une heure trente (selon l’âge et la problématique) un peu moins en province. Comptez en moyenne 5 séances pour un coaching scolaire (selon les difficultés à traiter). Pour un coaching d’orientation, la durée est variable et dépend du degré de maturité du jeune dans sa réflexion.

Question n°9 : Pour les mineurs, les parents sont souvent conviés à la première séance au cours de laquelle, les besoins et les attentes par rapport au coaching sont précisés. Parfois, ils sont aussi conviés à une séance de restitution finale, surtout dans le cadre de coaching d’orientation.

N’hésitez pas à changer de coach si vous ou votre enfant ne vous sentez pas à l’aise. Une relation de confiance doit s’établir dès le premier entretien.

Enfin, il est fondamental que votre enfant ou votre étudiant ait l’envie et la volonté de s’impliquer dans un coaching. Sinon le coach ne peut rien faire ! Seul le jeune peut être acteur des évolutions de sa scolarité ou de ses choix d’orientation. Le coach est là pour le responsabiliser et le rendre autonome, pas pour faire ou décider à sa place.

Pour conclure, si vous ne deviez retenir qu’une idée

Je vous livre cette citation de Jean Todt : « Le meilleur service qu’on peut rendre à un jeune est de l’aider à mettre au monde son envie, ses envies »

Gisèle Michaux

Coach en Orientation scolaire et professionnelle certifiée HEC

Vice-Présidente Génération 15-25 

 

Crédit photo : Fotolia

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