Enfants taches menageres reussite scolaire
On est prêts !

Cela fait bientôt un mois que la rentrée est passée… et vous courez toujours autant ? Entre votre travail, l’école et les activités des enfants, la vie de la maison.

Oui, la vie de la maison, dont je ne parle pas beaucoup sur Parents du 21ème siècle, mais qui absorbe pourtant certainement une partie de votre temps : les machines de linge, les courses, les repas…

Tiens, les repas, vous y pensez peut-être en ce moment même : « Qu’est-ce qu’on va manger ce soir ? » « Oh faut que je passe chez l’épicier avant de rentrer » « Argh, cette recette a l’air sympa, mais beaucoup trop long à préparer 🙁 »

Et des fois, quand vous voyez vos enfants affalés sur le canapé pendant que vous épluchez les pommes de terre, la moutarde vous monte au nez « Ils pourraient pas aider un peu ? »

Pour vous reprendre immédiatement « Ah, mais ils ont encore leurs devoirs à finir. Les devoirs c’est le plus important ».

Mais est-ce vraiment bien sûr ? Favorisons-nous réellement la réussite de nos enfants en les encourageant à se concentrer sur l’académique, en les déchargeant du quotidien ?

Eh bien, il semblerait que non !! Des travaux de recherche très récents réhabilitent pleinement la valeur qu’il y a pour les enfants à prendre leur part de corvées – personnellement, je préfère dire participer à la vie quotidienne de la maison, ça me paraît plus positif 😉

Par exemple, cette étude réalisée aux Etats-Unis en 2002 : la chercheuse Marty Rossmann a exploité les données d’une étude longitudinale conduite auprès de 84 enfants à 3-4 ans, à 9-10 ans, à 15-16 ans, puis une dizaine d’années plus tard. Plus que leur mode d’éducation ou leur QI, la participation des enfants à des tâches domestiques à l’âge de 3 ou 4 ans s’avérait le critère le plus pertinent pour déterminer leur réussite plus tard – définie par de meilleures relations avec leurs proches, de meilleurs résultats scolaires et l’indépendance économique. Source : le Monde

A l’appui de cette réflexion, Julie Lythcott-Haims, ancienne rectrice de Stanford (une des 2 meilleures universités au monde) a créé la surprise en 2016 en réponse à la question « Quelles sont les 8 aptitudes qu’une personne de 18 ans doit avoir ? ». Alors qu’on s’attendrait à la voir parler maîtrise des logarithmes et traduction anglais-latin, elle liste au contraire une série de compétences ultra-pratiques telles que… de savoir s’orienter en ville !

A l’appui aussi, une source beaucoup plus ancienne, mais qui reste parfaitement pertinente : au début du 20ème siècle, Maria Montessori a beaucoup insisté dans sa pédagogie sur l’importance pour les enfants d’acquérir des compétences de vie pratique. Des pans entiers de la journée dans une école Montessori y sont consacrés. Et c’était pour exactement les mêmes raisons que celles mises en avant par les chercheurs aujourd’hui.

Alors, quelles attitudes de la réussite développent nos enfants quand ils participent à la vie quotidienne de la maison ?

Dans un prochain article, pour passer à la pratique, j’aurai le plaisir d’accueillir Charline, du site MenuHebdo.com et du blog.menuhebdo.com 🙂 Elle y détaille les compétences que vont développer vos enfants en apprenant avec vous à planifier et à équilibrer leurs repas.

Comment ça se passe chez vous ?

Personnellement, je me sens loin d’être un modèle en matière de participation des enfants aux tâches quotidiennes 😉 Avec ma fille aînée qui a 5 ans, je me suis souvent contentée de lui demander une participation limitée : ranger vaguement ses jouets, aller chercher son dessert à la cuisine « comme une grande », mettre son assiette et ses couverts à table…

Mais maintenant que je suis maman de 3 enfants, je me rends compte que si je continue à faire une grande partie à leur place, nous allons perdre du temps de qualité ensemble : pendant que moi ou mon mari débarrassons la table pour 5 (en râlant ?) alors que les enfants ont filé jouer, nous sommes chacun dans notre coin. Alors que si nous débarrassons ensemble, nous avons l’occasion mon mari comme moi de passer un moment avec eux, de leur transmettre quelque chose.

Dans un quotidien très chargé, ces occasions ne sont pas à manquer. Alors, ces travaux de recherche sur les vertus de la participation des enfants à la vie de la maison achèvent de me convaincre de faire évoluer notre organisation en famille 😉

Et pour vous, quelle est votre expérience ? Quelle est votre avis sur la question des corvées : les enfants doivent-ils y participer ou pas ? à partir de quel âge ? faites-vous une différence entre fille et garçon ?

Laissez un avis dans les commentaires !

 

Crédit photo : Daddy Cool

6 comments on “Pourquoi la réussite de votre enfant passe par les corvées ménagères (même si c’est un garçon !)”

  1. De notre côté, famille recomposée avec 2 ados, 1 petit et un bébé qui arrive… et des agendas en pagaille !! Autant dire que les tâches domestiques deviennent compliquées !

    Pour la participation, nous traitons avec pragmatisme :
    – une femme de ménage pour le gros
    – les ados ont le droit à avoir leur jardin secret (= bazar) dans leur chambre tant que ça ne déborde pas dans les espaces communs (=> respect de la famille)
    – le petit loulou commence à ranger quelques objets de lui-même (merci le mimétisme, à force de voir les adultes faire), ou avec sa grande soeur en mode ludique (promener un carton dans tout le salon et y mettre tous les jouets qui trainent).

    Mais surtout, THE grande idée, c’est le jeu… le POKER en l’occurence, pour se partager la répartition des tâches récurentes (linge et vaisselle) : le gagnant a droit à une semaine tranquille, le 2e choisit ce qu’il veut faire, et le perdant prend le reste.
    Et comme je n’aime pas le poker, la répartition se fait entre mon conjoint et les ados 🙂

    Bref, il n’y a peut-être pas beaucoup de pédagogie à court terme, mais au moins on s’amuse bien, et c’est un bon message pour le(s) petit(s) : tout le monde participe sans avoir à réclamer.

    • Bonjour Catherine,

      Merci pour ton partage d’expérience !

      Le poker pour se répartir les tâches ménagères, ça ne figure pas dans le manuel du parfait parent, mais l’idée me plaît bien 😉

      A bientôt,
      Magali.

  2. Chez nous, les enfants ont « participé » au rangement des jouets vers 2 ans.
    Pour les tâches ménagères, le principe est que tant que la cuisine n’est pas débarrassée, tout le monde aide à son niveau et on quitte la pièce quand c’est terminé. C’est aussi du temps passé en famille, à discuter, rigoler, raconter…
    A l’adolescence, nous avons essayé le « planning » des tâches, mais cela n’a pas fonctionné.
    Si l’un des enfants n’a pas fini ses devoirs ou doit partir pour une activité extérieure, l’autre prend la relève pour aider les parents.

    • Bonjour Carole,

      Merci pour ton expérience ! Le partage des tâches ménagères à l’adolescence est un sujet compliqué, c’est intéressant d’avoir ton retour sur ce qui a marché / pas marché chez toi 🙂

      A bientôt,
      Magali.

  3. Bonjour ,
    Nous avons deux petites pepettes de 10 et bientôt 7 ans elles partagent nos tâches ménagères. Elles s’occupent de ranger dépoussiérer et aspirer leur chambre. Je les aide qd elles s y mettent une aide active pour qu’ elle termine en orientant le rangement. Elles mettent la table, débarrassent et aspirent le rez-chaussé pour le reste mon maris et moi assurons pour le linge, la cuisine elles participent ponctuellement et le reste de la maison nous le faisons avec mon époux en fonction du temps que nous disposons. C est parfois difficile de leur rappeller de ne pas déborder dans les lieux communs…….

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