Florence Vasseur 3 Biodanza
Florence Vasseur, professeur de théâtre et de Biodanza

J’ai le plaisir de vous présenter aujourd’hui une interview réalisée avec Florence Vasseur, professeur de Biodanza et de théâtre.

Florence est une lectrice de Parents du 21ème siècle, c’est ainsi que nous nous sommes rencontrées 🙂

J’ai été d’abord enthousiasmée par sa vaste connaissance des besoins des parents et des enfants d’aujourd’hui.

En plus de son activité en Biodanza et en théâtre depuis plus de 20 ans, Florence a aussi été Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS) pour l’Education Nationale, accompagnant des enfants dyslexiques.

Et elle termine aujourd’hui une formation de Conseillère Conjugale et Familiale (CCF) pour animer des groupes de parole destinés aux parents, sur la parentalité et la conjugalité. Une palette rare d’expériences et de compétences.

J’ai ensuite été intéressée par l’originalité des solutions qu’elle propose pour répondre aux difficultés du quotidien des parents. Et j’ai donc eu envie de les partager avec vous !

La Biodanza, vous connaissez ? Non ?

Alors venez découvrir un espace de jeu, de créativité et de complicité à partager entre parents et enfants pour (re)trouver le plaisir d’être ensemble !

Magali : Vous proposez des ateliers parents-enfants de Biodanza. A quels besoins des parents et des enfants cela répond-il ?

Florence Vasseur : Je suis partie du constat que trop souvent, dans leur vie quotidienne, les enfants sont bombardés d’injonctions (Il faut que… Tu dois…) et que fort peu d’adultes en sont conscients (parents ou enseignants). En fait, les enfants le sont constamment. Toute la journée.

Ça commence le matin avec la course contre la montre pour aller à l’école : « Dépêche-toi ! Mets tes chaussures ! On va être en retard… »

Ça continue à l’école toute la journée : on doit s’asseoir pour écouter la maîtresse, écouter et obéir aux consignes, aller aux toilettes seulement à tel moment, travailler, écouter encore…

Et le soir, quand les parents arrivent pour les chercher, ils sont eux-mêmes fatigués, n’ont pas toujours l’énergie pour prendre le temps d’écouter leur enfant, de lui offrir des temps de calme où se ressourcer, des temps de parole où se dire…

Et donc les injonctions continuent : « Va prendre ta douche ! Fais tes devoirs ! Viens à table !… » Franchement, je trouve qu’on devrait encourager chaque parent à vivre une ou deux journées entières à côté de son enfant, pour qu’il se rende mieux compte de ce que vit son enfant, et soit plus en empathie avec lui !

Même avec un boulot qu’on n’aime pas et un patron affreux, je pense que nos journées d’adultes, c’est parfois du pipi de chat par rapport à une journée d’enfant ! Sans parler des émotions qui affluent, sans espace pour les exprimer, et qui sont beaucoup plus fortement vécues et impactantes chez les enfants que les émotions de nos vies d’adultes…

J’aime beaucoup la phrase, inspirée de Faber & Mazlish, qu’utilise une amie qui enseigne la parentalité positive : « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour qu’ils parlent… » Autrement dit : comment  mieux  communiquer avec son enfant !

Magali : En quoi les ateliers de Biodanza répondent à ce besoin des parents et des enfants d’être ensemble, hors des contraintes du quotidien ?

Florence Vasseur : Dans les ateliers de Biodanza, mon objectif est d’offrir un temps et un espace partagés où l’enfant et son parent vont pouvoir être 100 % disponibles l’un pour l’autre. Un temps de jeu, de créativité, de complicité, d’affectivité aussi.

Et où, ce qui est très important, j’invite le parent à suivre le rythme de son enfant, à ne pas l’obliger à… (suivre la consigne par exemple, ou faire comme les autres). Donc à ne pas rentrer en conflit direct ou en opposition avec son enfant.

Bref, ici, c’est moi qui pose le cadre et qui suis garante du cadre (pas le parent).

Et le cadre est le suivant (que je pose aussi bien pour les parents, que pour les enfants, qui l’entendent et le reçoivent 5/5) : l’enfant est là pour s’amuser, il est libre de faire ou de ne pas faire, il peut observer et regarder si il préfère, la seule limite étant de ne pas déranger le groupe ou l’animatrice.

Le parent, délivré de cette tâche qui lui incombe au quotidien (poser un cadre, des limites…), va pouvoir découvrir (ou redécouvrir) un espace qui favorise le savoir-être, où il va être disponible pour son enfant. Et l’accompagner dans ce qu’il fait, en interagissant avec lui.

Redevenir disponible, à l’écoute. Je crois que c’est très important. C’est ce qui va permettre à la relation parent-enfant de s’établir sur une base d’écoute bienveillante, de présence, de confiance.

Au quotidien, si l’enfant sent son parent angoissé par son attitude, ou s’il le voit réagir fortement, cela va avoir tendance à l’amuser (Tiens ! ça le/la fait réagir = Il/elle s’occupe de moi = Il/Elle m’aime) et ne va, à mon sens, que participer à renforcer l’attitude ou le comportement que l’adulte, justement, voudrait modifier…

C’est ce cercle vicieux, très présent chez l’enfant entre 2 et 5/6 ans, que je vois très souvent à l’œuvre dans les relations parent-enfant.

Pour en sortir, je propose aux parents d’être spectateurs, de ne pas réagir, de ne pas interdire ou gronder, simplement essayer d’entendre ce que l’enfant cherche à dire, et attendre, lui laisser le temps, en lui signifiant que nous sommes là pour lui. Etre présent. Apprivoiser la relation. Lui ouvrir nos bras s’il demande un câlin, même si tout le reste du groupe est en train de jouer à courir comme des chevaux dans toute la salle. Etre là.

Grâce à cette attitude, l’enfant, se sentant en sécurité affective (entendu, vu, accepté dans et pour ce qu’il est), va peu à peu intégrer le rythme, les consignes, le groupe, et trouver sa place et son plaisir à jouer et danser en même temps que, et avec, les autres.

Par exemple, alors que la consigne est de sauter comme un kangourou, et que tous les autres enfants et parents s’en donnent à cœur joie, il y a parfois un enfant qui refuse. Il n’en a pas envie. Et il va aller s’allonger au centre, ou faire des roulades, ou encore se mettre à l’écart. Là, j’invite le parent à respecter cela. A ne pas le forcer, encore moins le gronder. Juste observer et rester disponible pour son enfant, dans le besoin qui est le sien à ce moment-là, même et y compris si c’est de ne pas suivre « la consigne ».

Magali : Concrètement, comment se déroule un atelier de Biodanza ?

Biodanza ludique danse
Des jeux de rythme et de psychomotricité ludiques

Florence Vasseur : L’atelier que j’anime dure une heure (y compris le temps d’accueil et de clôture). Ce sont des enfants entre 2 et 5 ans.

Je commence donc par poser le cadre : respect de chacun, à commencer par soi-même (je fais si je veux, je regarde si je veux pas faire) et sans oublier les autres (respect de l’autre, gentillesse, partage…). 

Et pour les parents : invitation à écouter leur enfant et à être disponible pour lui, à jouer avec lui, à répondre à ses besoins…

Puis, souvent, je fais un rapide tour de parole où chacun est invité à dire son prénom et on commence !

Des jeux en cercle pour que chacun se sente intégré au groupe sans que personne ne soit ni en avant ni en retrait, des jeux avec les animaux (les petits adorent et j’en ai développé toute une batterie depuis 11 ans que j’anime), des jeux de rythme, de psychomotricité ludique, des danses rigolotes, imagées…

Souvent (et de plus en plus avec le métier qui rentre !), je suis les propositions des enfants au sein même de mes propositions. Cela permet de les valoriser, de valider leur créativité et de booster leur confiance en eux : je les vois, je les entends, j’accuse-réception, ils existent et je valorise leur apport, ce qu’il sont rêvé/créé.

Pour le dernier quart d’heure, j’aime bien amener un temps calme avec 2/3 exercices différents, dont la danse des doudous, qui est devenu mon exercice fétiche : chaque enfant prend un doudou/peluche et chaque parent aussi, et ils suivent la chorégraphie que j’ai inventée, comme si c’était la peluche qui dansait ! Les enfants, d’abord spectateurs quand ils la découvrent, s’approprient très vite la danse des doudous. Ils deviennent marionnettistes ! C’est eux qui font bouger/danser leur doudou. Ils sont créateurs, artistes… et se donnent à fond !!!

Magali : D’accord, mais si mon enfant s’allonge à plat ventre au milieu de la salle alors que tous les autres suivent la consigne de sauter comme des kangourous, je sens que ça va m’énerver !!

Florence Vasseur : Oui, c’est parfois très difficile pour certains parents ! Il y a la difficulté à assumer que c’est votre enfant qui fait différemment des autres (ce qui peut faire écho à une problématique plus quotidienne…), la peur du jugement des autres parents, de leur regard sur votre enfant, le regard que vous avez sur votre propre façon d’éduquer votre enfant, le désir que votre enfant soit « conforme », qu’il se conforme à ce qui est proposé…

D’autant plus que de voir la joie avec lesquels les autres parents dansent avec leur enfant peut renvoyer à une sensation d’isolement, un sentiment de différence, une peur du rejet, une crainte pour votre enfant… et qu’en plus, cet atelier, vous le payez, et il ne danse pas !

De « Il ne fait pas comme les autres » à « Il n’est pas comme les autres », le jugement est parfois vite posé, et non seulement cela n’aide personne (ni l’enfant, ni le parent), mais cela ne fait au contraire que renforcer le comportement de l’enfant, qui voit son parent réagir à celui-ci, et peut donc avoir la sensation d’être en relation avec lui quand il agit « mal » (croyant alors que s’il faisait comme les autres, il risquerait de perdre ce lien privilégié avec son parent).

C’est souvent le cas chez des enfants dont les parents sont beaucoup dans la tête, et ne sont pas présents à l’enfant, à la réalité de leur enfant, ou des parents qui sont tellement inquiets par la problématique relationnelle avec leur enfant (difficulté à se faire obéir par exemple, et à faire respecter le cadre qu’ils posent) qu’ils ne le voient plus, lui. Les enfants sont des éponges, ils sentent tout. Et si un enfant sent que son parent a « la tête ailleurs », il va tout faire (y compris ce qui va énerver l’adulte) pour le faire réagir, donc le ramener à la relation.

C’est ainsi qu’un enfant qui, pour revenir à mon premier exemple, va (un temps) faire exactement l’inverse de ce qui est proposé (être calme quand la musique et l’exercice demandent de sauter ou de courir, et être agité alors que les autres sont en temps calme), va pouvoir progressivement réguler son comportement.

Parce qu’il n’est pas repris par l’adulte (Tu dois faire ci ou ça), que son parent reste calme et disponible, et que petit à petit aussi, la contagion positive du groupe va jouer. A savoir que c’est aussi à force de voir les autres s’amuser et se détendre, qu’il va peu à peu, lui aussi, intégrer les consignes.

Parce que cela partira d’une dynamique de désir : j’y vais parce que j’ai envie (et non parce qu’il aura été obligé, contraint).

Ce cheminement est parfois très difficile à comprendre et à accepter pour certains parents, mais ça marche ! J’aimerais pouvoir leur proposer plus que les 2 minutes d’explication des consignes en début de séance : un véritable espace d’échange, verbal, pour pouvoir les accompagner vers ce changement de regard.

Avec ma nouvelle activité de conseillère conjugale et familiale, je souhaite pouvoir les accompagner plus loin dans cette démarche, d’autant plus que j’ai souvent des parents qui, à la fin du cours, se confient à moi et me demandent des conseils…

Magali : Quels bénéfices la Biodanza va-t-elle m’apporter dans la relation avec mon enfant ? Et pour moi en tant qu’adulte ?

Florence Vasseur : Je remarque que de plus en plus de parents qui viennent à mes ateliers sont déjà familiarisés avec tout ce courant d’éducation et de pédagogies positives dont on parle de plus en plus. Ils profitent alors plus rapidement des bénéfices de la Biodanza avec leurs enfants.

Et là, c’est un réel bonheur que d’être le spectateur privilégié, en même temps que le chef d’orchestre, de la joie et de la complicité qui s’expriment entre l’enfant et son parent !

La Biodanza va apporter aux parents de la détente, de l’activité physique (les enfants ont + d’énergie que nous, faut suivre !!), une plus grande complicité avec leur enfant, des réparations au niveau de l’affectivité parfois, et surtout : une grande joie partagée ! Les parents retrouvent leur cœur d’enfant, tout en gardant leur place d’adulte et de parent.

Ils en repartent, peut-être, avec une invitation à être plus présents pour et auprès de leur enfant dans leur vie quotidienne

Pour les enfants, la Biodanza va offrir un espace de liberté, un espace d’expression, expression motrice mais aussi expression identitaire, un espace où s’affirmer, exister, vibrer… Et un espace où ils peuvent partager tout ça avec leurs parents chéris, qui ne sont pas toujours disponibles dans le train-train de la vie quotidienne, et qui là, le sont, pour eux et avec eux.

Un espace pour développer leur imaginaire aussi, et pour apprendre à vivre ensemble (socialisation) dans la bienveillance, la douceur, le respect de chacun. Un lieu pour se ressourcer, nourrir son affectivité et développer sa créativité !

Les enfants ont les yeux qui brillent et le corps tout exalté d’être dans cet espace de liberté et d’expression. Et de complicité avec papa/maman, qui les regarde, les encourage, les félicite et les prend dans ses bras.

Magali : Y a-t-il des situations pour lesquelles vous recommandez tout particulièrement la Biodanza ?

Biodanza calme complicite
Resserrer les liens quand tout change !

Florence Vasseur : Oui, tout à fait ! Par exemple, si un petit frère ou une petite sœur vient d’arriver (ce qui est souvent le cas pour les enfants de cette tranche d’âge) !

L’arrivée d’un nouveau bébé accapare les deux parents (et c’est bien normal), parents qui avant, ne s’occupaient que de l’enfant.

Propulsé au statut de grand frère ou de grande sœur, ce dernier se retrouve privé d’une part de temps, de soin et d’attention qui lui étaient auparavant exclusivement dévolus (surtout s’il est le premier enfant).

Que ce soit du fait de l’arrivée d’un bébé dans la famille, ou du manque de disponibilité ou de temps privilégié avec papa ou maman durant la semaine, ou quel que soit le changement que vit l’enfant (déménagement, changement de nounou, arrivée à la crèche, à la maternelle…), ce temps de contact et de jeu est un RDV que les enfants s’approprient très vite.

Car c’est dans cet espace que beaucoup de non-dits vont pouvoir se résoudre, par le jeu et par la qualité de présence et de disponibilité des parents (pas de téléphone qui sonne, de dîner à préparer, de bain à donner…). L’enfant peut être sûr que son parent sera là pour lui, à 100 %, pendant toute l’heure de la séance. Rien que ça, c’est cadeau.

Pouvoir vivre et partager un moment privilégié avec papa ou maman, en-dehors des contraintes du quotidien, un moment où il est sûr d’avoir toute leur attention, leur présence, leurs bras, leurs rires… Je constate souvent combien ce rendez-vous hebdomadaire avec mon atelier de Biodanza peut être catalyseur, réparateur et nourrissant pour l’identité de l’enfant.

Pour aller plus loin

Magali : Qu’est-ce que la Biodanza ?

Florence Vasseur : La Biodanza est un système de développement et d’épanouissement des potentiels humains. Elle a été créée dans les années 60 par le Pr Rolando Toro Araneda. Ancien instituteur, il devient psychologue, puis anthropologue de l’art et de l’expression. Egalement poète, peintre, musicien, il s’intéresse aussi aux neurosciences.

La Biodanza se veut un outil pour répondre aux besoins essentiels de l’être humain. C’est suite à un questionnaire sur « De quoi avez-vous besoin pour être heureux ? » qu’il a créé son Modèle Théorique, qui s’articule autour de 5 axes :

  • la vitalité : besoin d’être en action et besoin de se reposer (autorégulation, homéostasie)
  • la créativité : besoin d’exprimer qui l’on est, ses talents et son identité
  • l’affectivité : besoin d’aimer et d’être aimé, d’avoir des amis et de cultiver des relations nourrissantes, saines et écologiques
  • la sexualité : besoin de ressentir, de donner et de recevoir du plaisir, besoin de contact, de caresse, d’étreintes (le mouvement des Câlins Gratuits et des Ateliers Câlins viennent répondre à ce champ-là !)
  • la transcendance : besoin de se sentir lié, relié, à une dimension + vaste que soi (par le contact avec la nature, la conscience éthique et écologique, l’ouverture spirituelle, au-delà et quelles que soient les croyances des uns et des autres…)

Ces 5 axes sont plus ou moins développés ou inhibés, selon le vécu et l’histoire personnelle de chacun. La Biodanza consiste en un bombardement de facteurs positifs de croissance de ces potentiels, à travers des exercices, des danses et des situations de rencontres.

Elle utilise pour cela (entre autres) le pouvoir de la musique (très variée, pour stimuler tous ces différents potentiels), celui de la vivencia (l’expérience vécue, pleinement, dans l’instant présent, vécue et non pensée), celui du groupe (qui potentialise le déploiement de chacun).

En Biodanza pour enfants, on utilise principalement des exercices de vitalité, de créativité et d’affectivité.

Magali : Faut-il savoir danser pour participer ?

Biodanza créativité complicité
Retrouver plus de disponibilité au quotidien ?

Florence Vasseur : Non. Absolument pas.

Il n’y a aucun élément technique, juste cette intention de se mettre en connexion avec soi-même, et avec les autres.

Pas de chorégraphie non plus.

D’ailleurs on ne dit pas professeur (celui qui sait), mais facilitateur de Biodanza.

Le facilitateur est là pour faciliter l’expression, la mise-en-mouvement des personnes et du groupe.

Chacun est maître et responsable de son processus, selon ce qu’il est prêt à ouvrir ou non, à recevoir ou non, selon ses ombres, ses résistances, son histoire personnelle, ses facilités et sa réceptivité aussi ! C’est pourquoi la progressivité et la régularité sont des facteurs clé. Il n’y a pas de secret ! La pratique, la pratique, et encore la pratique !

En Biodanza enfants, il est encore moins question de savoir danser ou pas. Juste le plaisir d’être là ! D’ailleurs, cette question (savoir danser ou non), les enfants ne se la posent même pas (du moins pas avant l’âge dit « de raison »)

Magali : Comment sont formés les facilitateurs de Biodanza ?

Florence Vasseur : Il existe une dizaine d’écoles en France, et une centaine dans le monde. La formation est la même dans toutes les écoles (programme unifié), même si les sensibilités et les personnalités des Directeurs d’école la colorent différemment. A chacun de choisir la couleur avec laquelle il vibre le mieux !

La formation dure 4 ans. Les 3 premières années à raison d’un we par mois, avec un compte-rendu de stage à écrire (+ une participation assidue à un cours hebdomadaire, pour favoriser l’intégration). La 4ème année, l’élève est autorisé à ouvrir un groupe en supervision (8 séances supervisées au minimum).

Puis il écrit sa monographie (mémoire), qu’il soutient devant un jury avant d’obtenir son diplôme de Professeur de Biodanza décerné par l’IBF (International Biocentric Foundation).

La Biodanza pour enfants en famille est une extension, et se fait (pour ceux qui le souhaitent) en complément de la formation.

Vous avez envie d’essayer la Biodanza avec votre enfant ?

Magali : J’ai envie d’essayer la Biodanza avec mon enfant, où m’adresser ?

Florence Vasseur : J’anime actuellement des ateliers parents-enfants (2-5 ans) tous les samedis matins dans le 94, à Saint-Maur-des-Fossés. Le cours dure 1 heure.

Il m’arrive aussi d’animer des ateliers plus ponctuels en famille, pour des enfants entre 3 et 13 ans, et leurs parents, grands-parents… Là, le format est plus long : 2 heures d’animation, puis 1 heure pour partager un goûter ensemble et finir par un rituel créatif et écologique, chaque fois différent !

Je suis tout à fait ouverte à créer d’autres groupes de Biodanza enfants et parents-enfants, quitte à faire quelques kilomètres ! Alors, si ces lignes vous ont donné envie, n’hésitez pas à me contacter… Vous pouvez aussi me laisser un message dans les commentaires en bas de cet article, je vous recontacterai avec plaisir.

J’anime aussi depuis 3 ans un stage de Biodanza en famille, l’été du côté de Toulouse, où je m’occupe plus spécifiquement des enfants. J’aimerais pouvoir participer à d’autres projets de vacances en famille, et j’ai le projet de créer des WE en famille (parents-enfants) avec les apports croisés de la Biodanza, de l’Education Biocentrique et du Conseil Conjugal et Familial.

Me contacter pour + d’infos ou si vous souhaitez en savoir + !

Si vous habitez hors de l’Ile de France, il n’y a pas beaucoup de professeurs de Biodanza qui proposent aussi pour la famille, mais il y en a quelques-uns quand même… Vous pouvez aller voir le site de la Fédération Nationale de Biodanza (FPBF), qui liste les facilitateurs par zone géographique. Et le site biodanza-meeting, qui a des informations qui peuvent être parfois complémentaires.

Comment ça se passe chez vous ?

Connaissiez-vous la Biodanza ?

Ou pratiquez-vous d’autres approches pour ne pas perdre de vue le plaisir d’être avec votre enfant, malgré les contraintes du quotidien ?

Quand les relations quotidiennes sont tendues avec votre enfant, quelles sont vos méthodes et astuces pour faire redescendre la pression ? 

Laissez un commentaire pour faire part de votre expérience !

 

Crédit photo : Florence Vasseur, LanaK

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16 comments on “Comment retrouver le plaisir d’être avec son enfant en 1h par semaine”

  1. Bonjour,
    Merci pour cet article, qui fait connaitre la Biodanza.
    Cela me fait aussi penser aux séances d’haptonomie que nous avions prises lorsque j’étais enceinte de mon fils ainé, qui a maintenant bientôt 14 ans.
    Je ne sais pas si cela se pratique encore.
    C’était un magnifique moment à trois : papa-maman-bébé, où libérés des contraintes extérieures, nous apprenions à « danser ensemble », à se bercer, à entrer en amour. Après la naissance, nous avions poursuivi quelques séances pour continuer l’apprentissage du contact.
    Une magnifique expérience.
    Carole.

    • Bonjour Carole,

      Merci pour ce joli témoignage ! Oui, l’haptonomie existe encore et connaît même un réel succès ces dernières années auprès des futurs parents. Nous avions découvert pour notre fille aînée et ces séances nous ont laissé un merveilleux souvenir 🙂

      A bientôt,
      Magali.

  2. Bonjour,
    Merci pour ce bel article sur la biodanza parents-enfants. J’ai eu l’occasion de participer 2 fois à ce type de séance en Suisse. Ça a été vraiment des instants magiques remplis de complicité, d’affectivité et de beaucoup de joie. Puis les facilitateurs ont arrêté car il n’y avait pas assez d’intéressés…dommage!. Je me suis alors inscrite à des cours hebdomadaire de biodanza pour adultes…il y a maintenant plus de 4 ans; et je peux vous témoigner que rien que le fait d’en pratiquer soi-même, notre environnement va bénéficier de ses bienfaits. Non seulement la relation avec mes enfants est devenue plus saine, mais en plus je vois l’impact sur leur comportement. Plus calme, à l’écoute, complice, joyeux, confiant, créatif. Ce qui se vit dans le cours de biodanza (lors de fréquentation régulière) va être consciemment ou inconsciemment amené dans notre quotidien, et avec le temps et le recule, on va observer l’évolution de notre chemin. Je suis en fin de formation à l’école de biodanza, et je compte bien contribuer à l’approfondissement de la relation parents-enfants en proposant …quand le moment sera venu pour moi…des séances pour parents-enfants.
    Je ne peux que conseiller d’aller essayer.
    Amitié,
    Sandra

    • Bonjour Sandra,

      Merci pour votre partage d’expérience des bénéfices de la Biodanza parents-enfants… et adultes !

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali

    • Bonjour Sandra, et merci pour votre témoignage.
      Oui, la Biodanza transforme nos liens en nous invitant à redevenir + vivants, + centrés sur le vivant, sur cette intelligence affective si chère à Rolando Toro.
      Au plaisir de futurs échanges avec vous !
      Florence

  3. bonjour,
    MERCI pour cet article fourni, clair et illustré !
    je suis heureuse de constater que la biodanza parents-enfants se développe et se démocratise… j’ai moi-même proposé il y a 10 jours 2 ateliers de biodanza intergénérationnelle dans un quartier sensible de Tarbes : ce fut des espaces-temps magiques et plein d’humanité partagé !
    MERCI de participer à ces espaces de possibles sensibles rendant visible et accessible des relations humaines porteuses de VIE !
    avec gratitude
    Flor

    • Bonjour Flor,

      Merci pour votre partage d’expérience des bénéfices de la Biodanza !

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali

  4. Bonjour, je participe avec ma fille chaque semaine à l’atelier Parent enfant de Florence. C’est vraiment un moment de partage et de joie avec son enfant. On oublie les soucis du quotidien et on prend le temps, je le recommande à tous les parents.

    • Bonjour Joanna,

      Merci pour votre retour d’expérience sur les bénéfices des ateliers de Biodanza parents-enfants !

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali

  5. Nous sommes deux facilitatrices de biodanza formées à l’extention biodanza enfants, adolescents et familles. Nous avons ouvert sur Grasse dans le 06 des séances de biodanza familles c’est du pur bonheur.

  6. Bonjour Florence
    Je pratique moi même la Biodanza depuis 10 ans
    Dommage que mes enfants soient trop grands , l’article donne très envie de pratiquer la biodanza ensemble !
    Bravo pour la clarté de vos propos
    MC

  7. Bravo Magali et Florence pour cet article très complet et très clair !
    Je vais le partager sur ma page Facebook.
    Nous nous connaissons bien avec Florence 🙂 Je suis moi-même facilitatrice, vers Aix-en-Provence, j’ai déjà animé quelques séances de biodanza famille et c’est vraiment un régal, pour les participants et pour moi-même.
    Je ne peux qu’encourager les parents qui découvre cet article et la biodanza à essayer avec leurs enfants. Il y a un avant et un après !

    • Bonjour Sandrine,

      Merci pour votre message ! C’est un plaisir de découvrir que la Biodanza est accessible aux parents et aux enfants dans un grand nombre de villes de France 🙂

      A bientôt sur Parents du 21ème siècle,
      Magali.

  8. Merci Florence pour la clarté de ton article.
    Moi-même facilitatrice de Biodanza, je me suis formée à l’extension enfant/famille ( nous nous sommes rencontrées à l’école de Nantes).
    J’anime des après-midi « Biodanza en famille » depuis 2010 et les enfants en redemandent … et l’expérience dans les écoles est aussi impressionnante… ma dernière dans le cadre des TAP avec des CM1/CM2 a grandement interpellé les parents -qui n’y participaient pas malheureusement- qui se demandaient ce qu’on avait fait à leurs enfants pour qu’ils se sentent si bien au retour à la maison…

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