Mercredi 1er février, j’ai eu le bonheur d’être l’invitée de la radio Vivre FM pour une chronique sur le thème « Mon enfant a des difficultés à s’adapter à l’école ».

Je vous propose de réécouter l’émission en cliquant ici :

 

Ou de lire la transcription texte de cette interview ci-dessous.

Vous y trouverez ces 3 phrases que vous rêvez – et que vous devez ! – entendre à propos des difficultés de votre enfant à s’adapter à l’école 😉 

Anne Lise : Bonjour Benjamin, dans cette chronique vous le savez nous donnons la parole aux parents d’enfants différents qui se posent des questions et souhaitent partager des bonnes pratiques pour améliorer le quotidien. Alors ce matin, nous nous intéressons aux enfants qui ont des difficultés à s’adapter à l’école. Flora nous a laissé un message sur nore page face book « mon fils de 6 ans a beaucoup de difficultés à s’adapter à l’école. Il est très solitaire, ne participe pas en classe et malgré les efforts de la maîtresse pour l’intégrer, il s’obstine à vouloir rester tout seul. »

Magali, bonjour !

Magali : bonjour Anne Lise, bonjour Benjamin

Anne Lise : vous êtes la fondatrice du site parentsdu21esiècle.fr. Cette difficulté à s’adapter à l’école, est ce fréquent ?

Magali : Oui c’est hélas fréquent ! Je reçois chaque jour des messages de parents inquiets car leur enfant ne se sent pas bien à l’école.

Il y a à cela de multiples raisons, par exemple leur enfant se sent mis à part par les autres enfants ou par l’enseignant. En fait, cela concerne aussi bien des problèmes de comportement – réussir à apprendre les règles adaptés pour vivre ensemble – que des difficultés d’apprentissage scolaires (lecture, écriture, maths…).

Il faut dire que, en comparaison d’autres systèmes scolaires, le système français cherche à faire entrer les enfants dans un moule assez étroit : toute différence par rapport à la norme attendue est vite perçue comme un « problème ».

Anne Lise : Flora a t elle raison de s’inquiéter et dans ce cas, quels conseils pouvez vous lui donner ?

Dur, dur l'école !
Dur, dur l’école !

Magali : Oui, Flora a raison de s’inquiéter. L’instruction est obligatoire jusqu’à 16 ans.

Sauf à envisager de faire l’école à la maison – ce qui pose d’autres difficultés ! – cela veut dire que son fils va passer au minimum les 10 prochaines années à l’école.

C’est un temps beaucoup trop long pour se résigner et attendre que ça passe !

A mon sens, Flora adopte la bonne attitude :

  1. prendre conscience que son fils n’est pas pleinement épanoui à l’école et le reconnaître. Ce n’est pas facile en tant que parent de se dire « mon enfant n’est pas parfait, il rencontre des difficultés », ça peut être très culpabilisant… même si c’est normal : qu’on se le dise, l’enfant parfait n’existe pas.
  2. Poser des questions, s’informer, chercher des solutions : en ayant bien en tête qu’il n’y a pas de recette miracle ! Quand on accompagne son enfant à travers une difficulté à l’école ou dans la vie, on va beaucoup tâtonner, se tromper, faire de petits pas jusqu’à constater de réels progrès
  3. Engager un dialogue avec l’enseignant, reconnaître ce que l’enseignant fait de bien : se mettre dans un état d’esprit « on cherche des solutions ensemble pour aider mon fils ». Eviter de « chercher la faute à qui ? » : quand on met son énergie à chercher la faute, on ne la met pas à chercher des solutions 😉

Maintenant, il est aussi important – dans la situation de Flora qui est celle de beaucoup de parents – de ne pas dramatiser : le fils de Flora a 6 ans, c’est le début de la socialisation ! Il est à l’âge où on apprend à vivre avec les autres, pas à l’âge où on est censé tout savoir (si tant est qu’il y ait un âge où l’on sait tout !).

L’important c’est de se dire « ok, mon fils en est là aujourd’hui, il est très solitaire » : c’est son point de départ. Comment est-ce que je peux l’accompagner pour que petit à petit il s’intègre dans la classe. En mesurant les progrès qui sont faits par rapport au point de départ, plutôt qu’en regardant ce qui lui manque par rapport à la norme attendue à son âge.

Anne Lise : Vous avez donc créé ce site parentsdu21esicle.fr. Que peut on y trouver ?

Chaque enfant peut suivre ses rêves

Magali : L’objectif de Parents du 21ème siècle, c’est de rendre accessible aux parents les meilleures approches éducatives d’aujourd’hui pour la réussite et l’épanouissement de leur enfant, à l’école et dans la vie.

En France, nous avons souvent le sentiment que l’école ne change pas.

Mais à l’échelle mondiale, c’est une révolution de l’éducation qui est en train de se jouer.

Avec par exemple un mouvement très fort pour aller vers des écoles plus inclusives, où les enfants différents ont pleinement leur place.

Pourquoi des écoles inclusives ?

Il y a d’abord une conviction : chaque enfant a sa place à l’école et chaque enfant peut apprendre (Phrase n°1)

Cela signifie une vraie remise en cause « si un enfant n’arrive pas à apprendre de la façon dont nous lui enseignons, alors nous devons lui enseigner de la façon dont il apprend » Ignacio Estrada (Phrase n°2)

Il y a un vrai projet de société derrière cela. L’objectif des écoles inclusives, c’est que les enfants perçoivent la diversité de la société dans laquelle ils grandissent. Qu’ils apprennent à la respecter, à coopérer avec des personnes différentes d’eux, qu’ils deviennent des adultes, des citoyens, des leaders socialement responsables (Phrase n°3)

Anne Lise : vous avez également vécu une belle expérience en Malaisie. Pouvez vous nous en dire plus ?

Magali : Oui avec grand plaisir ! En Asie, ma fille aînée a été scolarisée dans une école qui fonctionne selon ces principes, où chaque enfant a sa place à l’école tel qu’il est. Qu’est-ce que cela voulait dire concrètement ?

Quelques exemples :

une pédagogie basée sur la coopération, où les enfants apprennent à s’entraider, à travailler ensemble sur des projets en écoutant et en respectant les idées des autres. Attention ce n’est pas une école alternative, marginale, de « doux rêveurs » : c’est une école d’excellence, qui se donne pour objectif de former les leaders de demain.

– des cours de prévention du harcèlement scolaire dès la grande section maternelle autour de cette idée centrale « je suis unique, j’ai ma place dans le groupe tel que je suis »

des enfants différents parfaitement intégrés : une petite fille trisomique scolarisée normalement en CM2, des locaux parfaitement accessibles aux enfants avec un handicap physique

Comment ça se passe chez vous ?

Ces 3 phrases sur les difficultés des enfants à s’adapter à l’école vous ont parlé ? Je vous invite maintenant à faire 2 choses :

  1. Laissez un commentaire pour partager votre avis et votre expérience : quelles sont les difficultés qu’a rencontrées votre enfant pour s’adapter à l’école ? Comment les avez-vous surmontées ?
  2. Partagez cet article avec vos amis en cliquant sur un des boutons à gauche du texte… pour que plus de parents prennent conscience que leur enfant n’est pas seul responsable de ses difficultés d’adaptation à l’école ! 

 

Crédit photo : Sunny studioFocus Pocus LTD

2 comments on “Ces 3 phrases que vous rêvez d’entendre sur les difficultés de votre enfant à s’adapter à l’école”

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